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L’aventure américaine de Short Edition

Interview de Christophe SIBIEUDE, président et co-fondateur de Short Edition, le « propulseur d’histoires courtes » depuis 2011. Propos recueillis par Catherine André, conseiller international de Short Edition.

Photo : Christophe Sibieude, en haut 2ème en partant de la gauche, entouré de l’équipe de Short Edition

Présentez-nous Short Edition.
Short Edition est un éditeur de littérature spécialisé dans le format court. Nous éditons sur notre plateforme communautaire tout ce qui peut se lire en moins de 20 mn : nouvelles, poésies, BD courtes, etc. Nous sommes une vingtaine de collaborateurs sur Grenoble, Paris et Philadelphie.

Nous avons porté 3 innovations dans le domaine de l’édition : premièrement, le format court, plus adapté à la nouvelle génération, deuxièmement, le modèle d’éditeur communautaire, qui permet à une communauté de lecteurs d’évaluer les œuvres et de soutenir les contenus et enfin, le Distributeur d’Histoire Courtes.

Le DHC, que nous avons lancé en 2016, qui est un nouveau media de promotion de la lecture sans équivalent dans le monde. Il prend la forme d’une borne connectée à notre plateforme d’édition. Il est mis à disposition dans des lieux recevant du public (gare, hôpital, aéroport, musée, galerie commerciale, hôtel, médiathèque, entreprise…) où il est très apprécié. Pas d’écran, trois boutons : elle offre, aléatoirement, sous forme de papyrus, des poèmes, des nouvelles – à lire d'un trait – en 1, 3 ou 5 minutes. Aujourd’hui, nous lançons son petit frère, le Cub’Edito, une version transportable et plus accessible financièrement, destiné aux enseignants et aux élèves.

Pourquoi et comment l’entreprise a-t-elle pris le chemin de l’international ? Quels sont vos principaux marchés export ?

L’export est venu à nous par opportunité. Suite au lancement du Distributeur, nous avons eu de très nombreuses retombées presse dans le monde, et aux Etats-Unis en particulier. L’une d’entre elles a retenu l’attention de Francis Ford Coppola, le réalisateur américain, aussi éditeur d’une revue de « short stories* ». Ce dernier a souhaité acquérir une première borne pour son restaurant à San Francisco… avant de devenir un associé de Short Edition. C’est ainsi que notre aventure export a démarré. Un accident heureux !

Les Etats-Unis représentent aujourd’hui 80 % de notre chiffre d’affaires export avec une centaine de DHC qui y sont installés sur un parc total de 300 dans le monde. Nous exportons également en Australie, au Royaume-Uni, dans quelques pays de l’UE…

Quels conseils donneriez-vous à une PME qui souhaite aborder le marché nord-américain ?

Le premier conseil est de ne pas y aller trop vite. Après une première série de ventes, nous avons, mi- 2018, créé une filiale aux USA, et en janvier 2020, ouvert un bureau à Philadelphie. Nous y sommes allés progressivement, étape par étape, après avoir bien validé les segments de marché prioritaires.

Le deuxième est de bien se préparer aux spécificités de son marché. Nous avons profité des séminaires ou ateliers de retours d’expérience organisés par GREX, eh oui, bien sûr !, que nous avons beaucoup appréciés.

Je pense notamment au séminaire que nous avons suivi sur les différences culturelles entre Français et Américains animé par Michelle Mielly… que nous avons complété par une démarche de transposition de notre plateforme de marque France aux USA : cette démarche nous a permis de mesurer l’écart entre la perception que nous avons des Américains et ce qu’ils sont, de bien appréhender les attentes de nos clients, et de mieux gérer notre équipe projet, composée de Français et d’Américains qui avaient parfois du mal à se comprendre.

Qu’appréciez-vous particulièrement au sein du club des adhérents Grex

Les retours d’expérience avec les autres chefs d’entreprise ou responsables export nous ont été très bénéfiques. Ecouter les autres dirigeants donner leur expérience terrain, expliquer ce qui a marché et surtout, ce qui n’a pas marché, nous a fait gagner un temps précieux. C’est au travers de ces échanges que nous avons compris qu’un des co-fondateurs devait partir aux Etats-Unis si nous voulions vraiment que nos ventes décollent et pouvoir construire une équipe avec des Américains… d’Amérique !

* Short stories : correspond en anglais au genre littéraire de la nouvelle.

Informations

Rédacteur :

Administratrice de Grenoble Ecobiz

Publié le