Patrick Criqui – Quatre trajectoires pour la transition énergétique

Publication de l’intervention de Patrick Criqui, le 29 novembre 2013, lors de la matinée Ecobiz Énergie. Le débat national sur la transition énergétique (DNTE) s’est clos en juillet dernier. Sa synthèse et ses recommandations ont été remises au Gouvernement en septembre. Parmi les quatre options identifiées par le groupe de travail chargé d’étudier les scénarios énergétiques, laquelle notre pays doit-il choisir pour respecter ses engagements climatiques aux horizons 2030 et 2050 ?

Ces quatre options sont les suivantes :

  • Une forte demande d’énergie combinée à la décarbonisation de l’électricité (trajectoire DEC) ?
  • Une demande moyenne d’énergie conjuguée à une diversité de vecteurs (trajectoire DIV) ?
  • L’efficacité énergétique elle aussi associée à la diversité des vecteurs (trajectoire EFF) ?
  • La sobriété énergétique et la sortie du nucléaire (trajectoire SOB) ?

Directeur de recherche au CNRS et directeur du laboratoire EDDEN de l’UPMF, Patrick Criqui était expert-référent du groupe chargé d’étudier les scénarios énergétiques. Constatant, en préambule de son intervention, que nous ne vivons pas la bonne transition énergétique, le charbon reprenant à l’heure actuelle du terrain par rapport au pétrole, Patrick Criqui livre des éléments structurels du débat national. Puis, il présente les quatre trajectoires issues de l’étude de scénarios disponibles et suffisamment documentés, analyse et évalue ces images diverses et très contrastées du futur. Son intervention aborde ainsi :

  • la réduction de la demande,
  • la structure du mix énergétique,
  • les innovations et des nouvelles activités que laissent présager les trajectoires,
  • la rénovation des bâtiments, élément-clé des stratégies de transition,
  • la question des investissements, le coût du système électrique, ou encore les impacts en termes d’emplois et de superficie territoriale.

« La transition énergétique suppose des transformations profondes du système énergétique et économique, en un temps très limité (40 ans). Le parcours sera mouvementé », prévient Patrick Criqui. « Cela suppose donc une gestion dynamique des politiques et de leurs impacts en prenant en compte les incertitudes et le cheminement de l’économie », conclut-il, explicitant ces deux derniers points.

Informations

Rédacteur :

Rédactrice

Publié le


Thèmes :